Les furets Angora

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

 

 

 

 


Les premiers furets angoras ont vu le jour il y a environ trente an, chez un éleveur suédois qui a découvert cette mutation sans l'avoir particulièrement recherchées. Les furets avaient des poils plus longs sur les pattes et le dos. Un éleveur norvégien a fait l'acquisition de ces animaux et a commencé à fixer cette mutation. Il a véritablement crée le furet angora tel que nous le connaissons. L'objectif n'était cependant pas celui des éleveurs actuels, car il s'agissait là d'un élevage pour la fourrure. Seuls les critères de longueur et de qualité de poils comptait alors.

 

Certains défauts avaient malheureusement aussi fait leur apparition: mâles peu productifs ou ayant un instinct reproducteur plus faible ou bien femelles ne pouvant assumer une portée à cause d'une faible production de lait. La reproduction était alors très compliquée. Un éleveur suédois, produisait lui aussi des animaux pour la fourrure, a décidé d'acheter des reproducteurs et de marier les femelles à des putois mâles. Les furetons étaient confiés à des femelles putois pour être élevés. En le retrempant à des putois, l'éleveur a vu les qualités reproductrices des angoras s'améliorér nettement.

 

EN 1996, SOREN THINGÄARD, un grans éleveur danois, s'est associé au célèbre éleveur d'animaux exotiques MARC MORRONE et a pris la décision d'acheter la quasi totalité des reproducteurs. Le reste de cheptel a été acheté par un petit éleveur américain qui a ensuite émigré en Suède où il a continué à faire de l'élevage de furets angoras. Certains défauts avaient malheureusement aussi fait leur apparition: mâles peu productifs ou ayant un instinct reproducteur plus faible ou bien femelles ne pouvant assumer une portée à cause d'une faible production de lait. La reproduction était alors très compliquée. Un éleveur suédois, produisait lui aussi des animaux pour la fourrure, a décidé d'acheter des reproducteurs et de marier les femelles à des putois mâles. Les furetons étaient confiés à des femelles putois pour être élevés. En le retrempant à des putois, l'éleveur a vu les qualités reproductrices des angoras s'améliorér nettement. Certains défauts avaient malheureusement aussi fait leur apparition: mâles peu productifs ou ayant un instinct reproducteur plus faible ou bien femelles ne pouvant assumer une portée à cause d'une faible production de lait. La reproduction était alors très compliquée. Un éleveur suédois, produisait lui aussi des animaux pour la fourrure, a décidé d'acheter des reproducteurs et de marier les femelles à des putois mâles. Les furetons étaient confiés à des femelles putois pour être élevés. En le retrempant à des putois, l'éleveur a vu les qualités reproductrices des angoras s'améliorér nettement. EN 1996, SOREN THINGÄARD, un grans éleveur danois, s'est associé au célèbre éleveur d'animaux exotiques MARC MORRONE et a pris la décision d'acheter la quasi totalité des reproducteurs. Le reste de cheptel a été acheté par un petit éleveur américain qui a ensuite émigré en Suède où il a continué à faire de l'élevage de furets angoras.

 

Comme nous l'avons vu plus haut, ces furets étaient jusqu'alors élevés dans l'unique but de reproduire de la fourrure et le caractère des animaux importait peu. Les premiers furets angoras étaient donc extrêmement difficiles, peu adaptés à une vie de furet de compagnie. Une réputation d'animaux agressifs commença à leur coller aux poils.

 

THINGÄAR souhaitait faire des animaux de compagnie, il a alors sélectionné et amélioré le caractère de ses angoras, sans pour autant perdre leur morphologie particulière. Peu à peu, leur caractère s'est arrangé et aujourd'hui, les furets angoras sont aussi gentils que les autres. Certains diront même qu'ils le sont plus. Ceci n'est en rien du favoritisme mais s'explique par le fait qu'ils ont fait l'objet d'une réelle sélection sur leur caractère. Sélection qui n'a pas été si importante avec les furets aux poils courts.

 

MARC MORRONE est devenu le seul importateur de furets angoras aux ETATS UNIS. Ainsi ces deux éleveurs avaient presque le monopole des furets angoras dans le monde.

 

Quelques petits élevages de-ci de-là pouvaient produire quelques portées, mais rien de comparable. THINGÄARD vendait alors avec son élevage FERPHARM plus de 1500 furetons par an. En l'an 2000, tous les furets exportés étaient entiers et non déglandés. Cela ne convenait pas aux éleveurs qui souhaitaient garder leur monopole.

 

Ils décidèrent donc de les vendre stérilisés. Il faut aussi dire qu'à l'époque cela correspondait à une vraie demande des acheteurs. Pour cela, la société Parrot Morrone et Nick Guerra se chargea de faire opérer les furetons à New York avant de les proposer à la vente.

 

C'est aussi à cette époque que THINGÄARD a décidé d'ouvrir un élevage d'animaux exotiques en République Tchèque. Parallèlement, il continuait à s'occuper personnellement de son élevage au Danemark. Il faut noter que même si celui-ci était important, il se trouvait sur le lieu d'habitation de Thingäard et que la gestation de Ferpharm était familiale. UNE

 

VARIETE QUI A FAILLI DISPARAITRE

 

En 2004, un loi européenne a été votée à la demande de l'association ANIMAL RIGHTS GROUP. Elle exigeait notamment que les éleveurs de furets de compagnie de tous les pays européens (sauf au Portugal et en Espagne) offrent notamment à leurs animaux une taille standard de cage. De plus, les lois sur l'exportation des furetons se sont durcies et il est devenu difficile pour Thingäard de garder son élevage, lui qui vendrait ses animaux majoritairement hors du Danemark.

 

La loi devait prendre effet en 2005 et il semblait impossible à Thingäard, comme à la plupart des autres éleveurs, de mettre en place ces changements. Il a donc décidé de vendre le cheptel qu'il hébergeait au Danemark. Il l'a proposé à des éleveurs français, l'élevage des JOYEUX FURETS qui a été le premier à travailler avec lui sur l'importation de furets en France et à y faire naître des angoras. Des propositions ont été faites également par les élevages hollandais, américains, japonais et d'autres pays européens. Thingäard avait malgré tout du mal à se séparer de son élevage et à faire une croix sur son travail de sélection. Il a continué à chercher une issue pour ses reproducteurs, mais envisageait de plus en plus de mettre son élevage aux normes. Malgré tout, cela aurait demandé beaucoup de temps et n'aurait pas pu être fait dans les délais pour appliquer la loi. La solution de faire euthanasier les animaux commençait aussi à se dessiner au grand désarroi des passionnés et à la colère des associations de protections animales.

 

Les autorités danoises ont finalement permis à Thingäard de maintenir ses animaux dans les conditions actuelles à condition,toutefois, de mettre en place quelque changements.Il a alors décidé de faire huit pièces qui hébergeraient une quinzaine de furets chacune. Après les aménagements faits sur ses installations originelles, il a pu conserver plus ou moins 700 furets angora. Moins d'une cinquantaine ont dû être euthanasiés. Ce chiffre est bien sûr trop élevé pour tout amoureux des animaux, mais il est moins important que celui avancé qui portait à plusieurs centaines le nombre de furets tués. Il est assez ironique de constater qu'une loi de protection animale a provoqué l'euthanasie de nombreux animaux car, si Thingäard a tout fait pour préserver son élevage, la majorité des élevages plus petits a dû se résoudre à tuer leurs animaux.

 

Malgré tout, Thingäad a décidé en 2006 d'envoyer des furets angoras en Chine au Sango sho Pet Park Itd.où l'élevage continue à prospérer. Les furetons sont toujours élevés pour la compagnie et sont exportés dans le monde entier.

 

Aujourd'hui, les furets angoras sont reproduits dans beaucoup de petits élevages européens. Ce sont essentiellement les lignées nordiques qui y sont sélectionnées mais des lignées américaines risquent fort de venir un jour s'y mêler.

QUI EST-IL?

 

Le furet angora a la même morphologie que le furet à poils courts. La tête est toutefois plus ronde et les oreilles sont souvent un peu plus larges. Le poil est, bien sûr, la caractéristique principale de l'angora. Le poil est long, de texture plus soyeuse, voire laineuse. En période hivernale, il peut atteindre huit bons centimètres chez les adultes. En été, le poil est plus court, mais il reste malgré tout plus long que chez un furet à poils courts. Le furet angora ne possède pas de sous poil, si l'on ébouriffe le poil on peut apercevoir la peau. On aperçoit pourtant un poil très fin et laineux qui se situe à la base du poil. Certains éleveurs pensent qu'il s'agit d'un sous poil modifié tandis que d'autres préfèrent pense qu'il ne s'agit que du poil de repousse. D'autres encore optent pour un poil de jarre.

Rappelons que chez les animaux il existe trois type de poils, et non deux, comme on l'entend souvent :

-Le sous-poil : court et fin, il doit former une protection contre le froid et l'humidité. Il est soyeux et sert de duvet.

-Le poil de couverture : C'est la partie visible du poil. Il est lui-même constitué de deux types de poils : le poil de garde et le poil de jarre.

-Le poil de garde est le plus long des trois. C'est celui qui ressort le plus et qui apporte la couleur d'ensemble à la robe. Chez l'angora il est très long et doux. -Le poil de jarre est un poil intermédiaire.
UN NEZ RECONNAISSABLE ENTRE MILLE

 

L'autre particularité des angoras, non la moindre pour beaucoup de ses admirateurs et de ses détracteurs, est son nez. Certains diraient son "groin"! En effet, son nez est dit "bifide" c'est-à-dire qu'un petit repli de peau est visible dans la narine, cela forme un petit décrochement ou une petite boule irrégulière plus ou moins marquées. De plus, la truffe est plus grosse, couverte de duvet, le nez plus bombé et légèrement retroussé. Certaines lignées, notamment américaines, ont un nez non bifide. La sélection tend à faire un furet angora un nez plus "classique". Parfois, ces furets sont appelés "ragdoll", du même nom que la race de chat "poupée". Les furets nordiques sont plus souvent bifides que les lignées allemandes ou belges.

Tant qu'un standard ne sera pas fixé en France, les éleveurs ne sauront pas dans quelle direction tendre leur sélection. Cependant, il serait dommage de perdre cette particularité.

Pourquoi ne pas autoriser les deux, en favorisant toutefois le nez "particulier" à qualités égales d'individus? Bien sûr, le nez ne doit pas être handicapant. SI une respiration un peu sifflante est normale, il ne faut pas que l'animal peine à respirer. De plus, si le duvet est recherché sur la truffe du furet angora, il ne faut pas que les poils poussent à l'intérieur des narines, car cela serait gênant pour l'animal.

Le furet angora est également connu pour ses difficultés de reproduction. Même si les éleveurs nordiques ont tenté d'arranger les choses, tous les problèmes n'ont pas été réglés. Les mâles sont à présent aussi productif et "chauds" que les poils court. Les femelles ont, pour leur part, toujours autant de mal à élever leurs petits. Néanmoins, il faut revenir sur l'idée reçue qui prétend que les furettes angoras sont de mauvaises mères. C'est totalement faux, elles ont d'ailleurs très souvent un fort instinct maternel.

Leur problème est qu'elles ont une production lactée insuffisante. Le plus souvent elles n'ont pas de lait ou très peu, les petits doivent donc être confiés à une furette à poils courts ou semi-angora. Il faut donc toujours reproduire une furette angora et au minimum deux furettes à poils courts au même moment. Cela reste très compliqué à mettre en oeuvre par un particulier. C'est déjà assez complexe pour un éleveur! Bien sûr, la sélection devrait amener dans l'avenir les éleveurs à éradiquer ce problème. Mais pour cela il faudrait que des avancés génériques soient faites afin de connaître la transmission du gène angora et la corrélation entre celui-ci et l'incapacité à reproduire du lait en quantité suffisante.

On ne peut pas qualifier le furet angora de "taré" ou d'aberration qui ne devrait pas exister" à cause de ce problème. Chez les chiens ou la plupart des espèces domestiques, des races ont été créées sur la base de critères morphologique précis et parfois légèrement handicapant (yeux globuleux,face plate,difficulté de mise bas due à une tête trop grosse, taille trop grande entraînant des problèmes cardiaques ou articulaires...). Personne ne demande l'extinction de ces races tant que les éleveurs ne sombrent pas dans un hypertype dommageable pour l'animal. Il devrait en être de même pour le furet angora. On ne peut tolérer des problèmes respiratoires dus à un nez en hypertype car l'animal souffre de cet état. en revanche, le problème de lactation semble plus acceptable car la furette n'en souffre pas vraiment.Il faut tout de même prendre conscience que de nombreux furetons meurent de faim le plus souvent car la maman ne peut les élever, que le propriétaire n'a pas pu trouver de mère adoptive ou que celles prévues n'ont finalement pas été gestante etc. Ne parlons pas des mères angoras qui, rappelons-le, sont dotées d'un instinct maternel intact et qui souffrent de se voir séparées de leurs bébés. On ne peut s'arrêter à ce problème, mais il faut tout faire pour arriver à en comprendre la source, la transmission et trouver une solution soit dans l'aide ( comment stimuler la production lactée?), soit dans la selection (comment éradiquer ce défaut?).

 

En dehors de cela, l'angora n'est pas plus fragile ou plus sensible aux maladies. Sa longévité n'est également pas plus faible que chez son frère à poils courts auquel il reste intimement lié puisque angoras, semi-angoras et poils courts peuvent naître dans une même portée.

 

Une attention particulière doit être portée en hiver car ne disposant pas de sous-poils,l'angora n'est pas aussi bien protégé que les poils courts contre l'humidité et le froid. Si vous l'emmenez jouer dans la neige, séchez-le complètement avec une serviette dès la fin de la balade.

 

Coté entretien, l'angora n'est pas aussi exigeant que l'est un chat persan ou un chien à poils longs. Le poil du furet, aussi long soit-il, ne s'emmêle pas et n'a donc pas besoin d'être peigné et démêlé. Lors des mues, il suffit d'ôter les poils morts avec les doigts afin que le furet n'en mette pas partout. On peut aussi lui donner de la pâte antiboules de poils pour chat afin qu'il n'ait pas de problèmes suite à l'ingestion de poils lors de sa toilette, mais les risques sont bien moins importants que chez les chats.

 

Les bains peuvent être plus bénéfiques que pour les poils courts. Les mâles entiers ont un pelage particulièrement gras en période de rut et un bain leur rendra une apparence plus propre et agréable!

 

Pour les bains, choisissez un shampoing pour furet ou, si possible, pour chat angora ou bien persan. Un après-shampoing du même type peut être un petit plus. Là aussi, séchez bien votre furet après le bain, surtout en hiver. Inutile de couper des poils, cela peut éventuellement être nécessaire chez les jeunes qui font souvent leurs besoins en "s'écrasant" un peu dans leur litière et qui se salissent plus. Dans ce cas, le tour de l'anus peut être un peu "élagué" les premiers mois.

 

Côté robes, on trouve les mêmes couleurs chez les angoras que chez les poils courts : albinos, putoisé, pastel (champagne), BEW, panda, arlequins etc...

 

On note toutefois que le putoisé est un peu différent, plus gris ou plus chocolat selon les individus. On trouve rarement de "vrais" putoisés tels que chez les poils courts.

 

Comme nous l'avons vu plus haut, la génétique du furet est mal connue, celle du furet angora encore plus! Cependant, on sait que deux furets à poils courts n'ayant pas d'angoras dans leurs lignées ne font pas d'angoras, ce qu'il n'est pas le cas des semi-angoras (ou demi-angoras) peuvent engendrer des angoras.

 

Enfin, deux furets angoras ne font pas forcement que des petits angoras. Pas facile tout ça!

 

UN DEVELOPPEMENT ASSEZ LONG

 

Les acheteurs de furets angoras sont souvent surpris d'avoir un fureton qui est, certes, ébouriffé mais dont le poil n'est pas si long que prévu. Les semaines, voire les mois passent et leur furet est toujours loin de ceux aperçus dans les magazines ou sur les sites d'élevage. Pas de panique, tout est question de patience. L'organisme fonctionne par priorité, lors de la croissance, il doit avant tout construire le squelette, les tissus, etc. Le poil n'est que secondaire. Le fureton se dote donc d'un poil suffisant pour son bien-être, mais qui ne se développera en longueur qu'après la mue du bébé et une fois la croissance stabilisée. Souvent, cela correspond aussi au premier hiver. N'oublions pas qu'en été, le poil est naturellement plus court. Il est d'ailleurs intéressant de voir qu'un bébé angora se reconnait dès les premiers jours, non seulement à son nez, mais aussi à sa peau souvent fripée et parce qu'il est le dernier à se couvrir de poils. Poils qui seront d'ailleurs assez épars par rapport aux autres furetons!

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